[IRL] Compte-rendu LAN Party avril 2018

Je ressors avec mes potes de 3 jours de LAN party à la maison et souhaitais vous partager ces moments qui sont devenus rares mais tellement plaisants !

La LAN, je vous en parlais dans mon dossier sur la transition des jeux multi vers le tout online, ce sont des rassemblements de joueurs au sein d’un même endroit pour jouer en multijoueur avec leurs PC. Grande mode des années 90 avec les cyber-cafés, ce concept disparut à partir des années 2000 avec l’avènement du haut débit. Aujourd’hui, les seules LAN qui subsistent réellement sont celles des gros évènements (tournois e-sport, salons de jeux vidéos).

LAN = organisation

Une LAN, c’est d’abord une organisation. Nécessité d’avoir un endroit avec suffisamment de place pour jouer… et dormir aussi un peu ! Nécessité d’avoir une bonne connexion aussi car si les LAN de “l’époque” pouvaient se jouer essentiellement en local, aujourd’hui, quasiment tout se joue en ligne. Et nécessité d’avoir du temps car faire déplacer les potes avec leurs PC pour jouer juste un après-midi ne serait pas vraiment “rentable”. Ah oui et nécessité aussi d’envoyer les enfants quelque part ailleurs, dans mon cas chez papy et mamie (c’est les vacances après tout) !

Une fois tous ces paramètres réunis, reste toujours la délicate question du transport du PC. L’idéal est bien sûr d’avoir une voiture mais ça n’est pas le cas de tous mes potes. L’un habite assez loin et a dû venir en transport en commun… mais il avait la solution miracle : le Shadow PC ! Je vais y revenir après mais ce petit boitier permet de jouer à des jeux vidéos en cloud en utilisant la puissance d’une vraie machine de gaming (GTX 1070 ou 1080). Un autre ami venait à moto et a réussi à trimballer sa tour “easy” en l’attachant avec des sangles à l’arrière. J’avais 2 écrans en rab pour prêter à ces 2 potes. Le dernier avait sa voiture donc pas de soucis. Nous étions donc 4 si vous avez bien compté 🙂

Transporter son PC à moto, check !

Une LAN c’est avant tout une occasion de se retrouver. Le jeu en ligne bien que très sympa dès lors qu’il est joué entre potes, ne remplace pas le vrai contact humain. Parmi ce groupe de 4 amis, plusieurs d’entre nous ne se connaissaient pas IRL (in real life). Ça fait bizarre de se voir en vrai quand on a passé une centaine d’heures à jouer en ligne. Et non une LAN ne se résume pas à jouer. Printemps et beau temps oblige (sauf le 1er jour), nous étions quand même pas mal dehors pour manger, faire des barbecue et même du Ping Pong (un peu d’exercice physique quand même) !

LAN = installation

4 PC surtout avec 2 écrans Asus ROG 34′, ça prend de la place quand même ! Avec ma table de salon et ses 2 rallonges, ça rentre pile poil. Au niveau de la config réseau, il y a ma Livebox raccordée en fibre optique FTTH (Fiber to The Home). Mais comme celle-ci est un peu loin de la table de la salle à manger, j’ai mis un switch Netgear (le GS605 avec 5 ports Ethernet) au niveau de la table et sur lequel tous nos PC se sont branchés. Le réseau local est à 1Gb/s. Au niveau des config des PC, il y avait du laptop Asus ROG, 2 tours et donc le Shadow PC.

Avec le PC Shadow, je craignais que les conditions de jeu en réseau soient détériorés surtout avec 4 PC. En effet, streamer du jeu vidéo prend pas mal de bande passante. Et bien nous avons eu la très bonne surprise de constater que tout était parfaitement jouable avec des pings en moyenne à 20ms sur Rocket League. Mon pote jouant au PC Shadow a pu même mettre l’option de bande passante au maximum afin de profiter de la meilleure qualité possible. Si vous êtes intéressé par ce type de solution, je vous invite à aller sur le site officiel Shadow. Je trouve assez épatant de voir que l’on peut de nos jours streamer du jeu vidéo en haute qualité et sans lag notable, jouer en ligne avec 4 PC et regarder Netflix en même temps, le tout avec une seule connexion…

LAN = gaming

La star de la LAN, c’était sans conteste Rocket League ! 2 de mes potes l’ont acheté illico presto une fois leur PC branché et téléchargé en 5 minutes sur Steam. C’est le jeu multi par excellence pour se taper des barres entre potes. Et le truc incroyable c’est la modularité du multijoueur. On est 4 : pas de problème on peut faire du 2v2, du 4v4 (contre une autre équipe en ligne) et même du 3v3 (en rajoutant une IA dans chaque équipe). On est 5 (nous avons un pote qui nous a rejoint le dimanche) : on peut faire du 3v3 en mettant 3 joueurs dans une équipe et les 2 autres avec une IA. Mais nous n’avions que 4 PC, comment fait le 5ème joueur ? Et bien c’est très simple, nous jouions à 2 en écran splitté sur l’un des PC. Je n’ai jamais vu un jeu où il était aussi simple de faire du multi quel que soit la configuration de jeu.

A titre de comparaison, nous avons voulu tester Dragon Ball FighterZ avec ce type de configuration mais c’est tout bonnement impossible ! Alors il est possible de jouer en 3v3 (6 joueurs) en ligne mais comme je l’avais déjà indiqué dans mon test, il n’y a pas de matchmaking dans ce cas et l’attente peut être interminable pour trouver les joueurs manquants. Mais pire, on a voulu tester en multi local (sur un PC) en se disant ça doit être forcément possible de connecter 6 manettes et bien non : le jeu n’accepte que 2 joueurs max en local !! Dommage pour un jeu pouvant se jouer à 6…

Parmi les autres jeux de la LAN, il y a eu évidemment PUBG. Je ne sais pas si c’est l’effet LAN mais nous n’avons jamais été aussi nuuuul, comme dirait mon pote Darigaaz. Le fun prendrait-il le dessus sur la compétition en LAN ? Fort possible ! Ça a été pour nous l’occasion de tester l’event du Week-End, le War Event Mode, qui consistait à jouer en escouades de 10 dans une zone réduite pour de l’affrontement team deathmatch avec du respawn. Sympa mais bourrin quand même.

Nous avons aussi pu refaire la map “Codename Savage” lors de la 2nde Beta que j’avais déjà testée et approuvée. Je dois dire que la map me semble pas mal améliorée d’un point de vue graphique avec de nouvelles zones (une carrière et un port notamment) mais aussi des textures mieux finies sur certains bâtiments et plus de végétation je dirais.

Pour assouvir notre soif de sang, nous avions Warhammer Vermintide 2 qui est un excellent défouloir à 4 justement, ça tombe bien 🙂 Après quelques premières parties ratées et les classiques engueulades entre le tank qui ne tank pas et le DPS qui ne fait pas de dégâts, nous nous reprîmes : le dit tank (moi) décida enfin de s’équiper d’un bouclier et le dit DPS (Darigaaz) troqua son fleuret (qui aux dires du tank, se tordait sur l’armure des guerriers du Chaos) pour une hache plus conventionnelle. Les victoires s’enchainèrent et le groupe se ressouda.

Plus tard dans la nuit, nous avions du Heroes of the Storm pour nous poser un peu (mode troll activé : c’est quand même plus pépère d’avoir juste 3 raccourcis clavier et le clic droit à gérer :D). Cependant, avec mon petit niveau 36 (vs +200 pour mes potos), je fis l’objet de critiques sévères au moindre fail de mon héros. Bon j’avoue que je pris peut-être un peu trop la confiance avec mon Lucio qui avait tendance à aller derrière l’ennemi pour tenter un bump (projection) d’un ennemi en fuite en direction des alliées. Ce qui est marrant avec le groupe d’ailleurs, c’est que quand ça marche, personne ne dit rien, mais quand ça foire, la sanction est immédiate et souvent très lourde. Mais je suis noob à ce jeu et dois donc assumer les insultes des PGM, c’est la vie des jeux multi après tout pas vrai ? 😉

Et puis quand la fatigue l’emportait, nous nous couchions raisonnablement… à 4h du matin. Je dis raisonnablement car quand nous étions “jeunes”, nous faisions facilement des nuits blanches en LAN. Levé (et lavé) à 11h et après un bon petit déjeuner dehors, nous repartions sur le front jusqu’à 4h du mat le lendemain… Ceci pendant 3 jours. Alors heureusement, le beau temps aidant, je vous assure que nous allions nous rafraichir dehors et franchement ça change tout ! Je me rappelle  d’avoir passé “à l’époque” des week-end entiers de LAN enfermés et bien… le retour à la réalité était quand même bien plus dur.

LAN = kiff

En termes d’ambiance, la LAN, c’est quand même doublement plus fun que le multi en ligne. Les applaudissements, “check” ou pouces levées de la victoire ont plus de saveur que le simple GG au micro en ligne. L’insulte elle est doublement appréciée puisque entendu à la fois en vrai et avec le son du micro (en écho). Le regard froid par dessus l’écran pour signifier à son teammate qu’il a fail a aussi beaucoup plus d’impact. Vous l’avez compris, le plaisir est décuplé par le contact humain. Sans oublier bien sûr les à-côtés comme le simple plaisir de se faire une bouffe ensemble ou de papoter.

Je tiens d’ailleurs à remercier mes potos d’avoir répondu présents à l’appel de la LAN et aussi surtout à ma femme qui a dû supporter nos cris la nuit… une vraie bande de gamins comme elle aime nous le rappeler !

La Team de choc

 

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