[Test] Warhammer Vermintide 2, la dératisation jouissive

Test après 31 heures de jeu

Je n’avais pas eu l’occasion de toucher au premier Warhammer Vermintide et je dois dire que je n’en avais même guère entendu parler à l’époque. Étais-je dans une grotte à ce moment ou le jeu n’avait-il pas fait assez de bruit ? Je ne saurais dire mais une chose est sûre, ce Warhammer Vermintide 2 m’aura vite séduit à coups de tests globalement très positifs de la presse et de sessions Twitch très prenantes notamment sur la chaîne d’Alphacast. C’est parti pour le test !

Warhamer Vermintide 2 ou Left 4 Rat 🐀

Warhammer Vermintide 2, c’est le Left 4 Dead de Warhammer. C’est donc un FPS coopératif sauf que contrairement à ce bon vieux “L4D”, ce ne sont pas des zombies qu’on affronte mais des Skavens (hommes rats), guerriers du Chaos et autres trolls issus de la licence de Gamesworkshop. Et les guns de L4D font place à des armes logiquement plus heroic fantaisistes : épée, hache, masse, bâton magique, arcs ou encore arquebuse… l’autre différence notable avec son cousin zombie est la présence de héros aux diverses capacités et un aspect RPG avec du leveling, du loot et du craft.

Trailer de gameplay pour se mettre dans l’ambiance

Rats, zombies : même combat

Autrement la mécanique est sensiblement la même : 4 héros doivent aller d’un point A à un point B en tentant de survivre à des hordes de rats et autres méchants cités ci-dessus. Les dits méchants « pop » aléatoirement sur la map tout comme les accessoires (potions diverses, munitions, bombes…). Et tout comme L4D avec ses zombies spéciaux , on a aussi affaire à des méchants de type « élite » dans Warhammer : assassin rappelant le Hunter de L4D car nous sautant dessus pour nous immobiliser au sol, le Packmaster pouvant aussi faire penser au “Jockey” car il attrape sa cible et l’emmène en dehors du groupe ou encore le troll rappelant le terrible tank de L4D. Là où Warhammer va encore plus loin, c’est qu’il propose aussi des vrais boss sur certains niveaux.

Un concept copié mais pour le plaisir du fan

Si je mets autant en avant les similitudes entre Warhammer Vermintide 2 et le jeu de zombies de Valve, c’est que je suis un très grand fan de L4D (voir mon test)! On peut éventuellement critiquer Fatshark le studio en charge de Vermintide de trop copier le concept d’ailleurs mais en tant que fan et joueur, ça ne me dérange aucunement ! Quand je joue à ce Warhammer, je repense tellement aux moments intenses passés sur Left : son de cor de guerre et musique annonçant la venue d’une horde (plusieurs dizaines d’ennemis), horde qui vous cerne dans un coin et les différents cris inquiétants annonçant la proximité d’ennemis sont les mêmes ingrédients dans les 2 jeux et ils marchent toujours autant.

Le côté épique en plus

La patte Warhammer

Je pense que Warhammer de part son univers permet d’ailleurs d’aller encore plus loin dans la dimension épique. Évidemment, le décor et les personnages de Warhammer y sont pour beaucoup, mais pas que. La musique tout d’abord est très entraînante avec ses battements de tambours rappelant notamment la scène de fuite de la communauté de l’anneau dans les mines de la Moria (c’est vous dire le niveau de tension qu’on ressent). Les combats sont aussi plus punchy car plus axés sur le corps à corps et avec des armes autrement plus brutales. Mention spéciale aux bruitages bien gores et aux impacts bien lourds et « palpables » des armes.

L’univers Warhammer offre un cadre épique

Les parties sont vraiment endiablées dès le premier niveau de difficulté où l’on est d’entrée de jeu surpris par la difficulté. Les vagues d’ennemis successives et les élites ne font vraiment pas de cadeaux. Les parties sont assez longues (compter 20-30 min en moyenne) ne laissant pas beaucoup de répit. On en sort en général éreinté et surtout soulagé en cas de victoire. Et malgré le fait qu’on décime du Skaven par paquets de 10, n’allez pas croire que le jeu se résume à bourriner.

Habituez-vous à avoir cet écran durant vos premières parties 🙂

Et pas si bourrin !

Il faut constamment être à l’affut des “spéciaux” qui peuvent neutraliser une personne du groupe, signaler les positions d’objets ou d’ennemis (on peut “marquer” ces 2 derniers) et également bien se positionner en cas d’attaques de hordes afin de surveiller chaque côté. Tout ceci est loin d’être évident lorsque le groupe est en difficulté avec une horde qui submerge le groupe, un spécial qui a chopé un membre qui restait un peu trop derrière ou encore lorsque le groupe n’arrive pas à percer le blindage de l’armure d’un guerrier du chaos… Sans parler des boss qui pop parfois aléatoirement sur la map et au beau milieu d’une de ces 3 situations ! Évidemment comme tout jeu coop de ce type, rien ne vaut d’y jouer entre amis pour une meilleure coordination et pour des bonnes tranches de rigolade… et de rat fumé !

Un guerrier du chaos peut mettre à mal un groupe par sa forte résistance

Préparez vos doigts à cliquer

Le gameplay se veut un peu plus subtile que du simple spam de clic gauche. Alors on spamme beaucoup forcément car il y a beaucoup d’ennemis mais il faut aussi apprendre à viser un minimum : tirer sur un ennemi à la tête fera évidemment plus de dommages. Les ennemis en armure ne craindront pas non plus grand chose de votre attaque de base et il faudra utiliser dans ce cas l’attaque chargée (clic gauche maintenu) et viser aussi ses points faibles pour espérer les vaincre. La parade qui se fait avec le clic droit est aussi très importante pour se protéger mais aussi pour faire une contre-attaque en faisant un clic gauche au moment où l’ennemi frappe. Et n’allez pas croire que la parade protège de tout.  Selon la classe, le nombre de points d’endurance est plus ou moins élevé et certains ennemis ayant des armes lourdes peuvent casser tous les points d’endurance d’une classe peu résistante en un seul coup, ne permettant alors plus à la dite-classe de se protéger durant un moment. Il faut donc savoir bien gérer ses points d’endurance et les phases d’attaque ou de défense. Sans compter que les héros ont diverses capacités (magiques ou physiques) qu’il faut savoir utiliser au bon moment puisque mettant pas mal de temps à se recharger.

Le côte RPG en plus

Des héros qui ont la classe

L’apport de différentes classes enrichie également le gameplay. Avec 5 héros disponibles et pour chacun 3 spécialités, le jeu propose différents archétypes de persos allant du DPS corps à corps, distance ou encore le tank. Cela permet de les combiner pour avoir des groupes plus ou moins optimaux. On regrettera cependant l’impossibilité pour 2 joueurs de jouer le même héros, ce qui est logique d’un point de vue scénaristique mais contraignant pour un groupe d’amis. Par exemple avec mes potes, nous sommes 6 à avoir le jeu donc comme le jeu ne propose que 5 héros, il y a forcément 2 joueurs qui vont avoir un doublon dans le groupe. Du coup obligé pour ces 2 joueurs d’avoir un « reroll » pour pouvoir jouer ensemble. Un mot sur le le character design qui est assez réussi je trouve, avec des personnages qui ont du charisme et des voix (anglaises) qui sonnent bien.

Une bonne dose de leveling

La phase RPG qui se gère entre 2 parties apporte pas mal de possibilités d’amélioration de son héros. Avec 25 niveaux d’expériences, on débloque des talents (jusqu’à 5 talents max à choisir parmi 15 en tout) au fur et à mesure qui permettent d’avoir des capacités passives supplémentaires. Niveau équipement ,il y a 5 emplacements disponibles par personnage allant de l’arme, l’armure, le collier en passant par le charme et l’accessoire. Les pièces d’équipement disposent de 4 niveaux de qualité classés par couleur dans la plus pure tradition RPG : blanc, vert, bleu et orange (le fameux légendaire).

Une partie statistiques du perso incomplète

Chaque pièce dispose d’un score d’équipement calé sur le level du héros au moment du loot et permettant d’obtenir un score d’équipement moyen (allant jusqu’à 600). Je regrette qu’il n’y ait pas d’informations plus poussés sur les statistiques du personnage : points de vie, DPS, taux de coups critiques… D’autant plus dommage que ces données existent forcément puisqu’elles apparaissent notamment si on regarde le détail d’une pièce d’équipement. Exemple : une pièce donne un bonus de 5% de chances de coups critiques, ça semble bien mais au final si je veux savoir mon pourcentage total de chances de critiques, et bien impossible de le savoir (à moins de calculer sur chaque équipement + talents éventuels…)

Voici le seul niveau de statistiques globales que nous offre le jeu actuellement. C’est très mince et en plus les données sont absentes pour les effets…

Un crafting correct

Un mot sur la partie artisanat qui permet de s’occuper aussi entre 2 parties de dératisation. On peut faire pas mal de choses comme recycler son équipement, l’améliorer (changer son niveau de couleur, pas son score hélas) ou encore réassigner des propriétés ou attributs magiques. Un bémol tout de même sur l’interface de crafting qui est assez terne et peu intuitive. Un détail chiant aussi, il est impossible d’améliorer une pièce d’équipement que l’on a équipé : il faut donc la déséquiper, l’améliorer puis la rééquiper, pas très pratique…

L’interface d’artisanat est fonctionnelle à défaut d’être très design et intuitive

Play to win

Pour en revenir aux pièces d’équipements, on les débloque uniquement en fin de partie via un système de lootbox. Rassurez-vous, ici pas de “Pay to win”, les lootbox se débloquent uniquement en jouant : lorsque l’on passe un niveau d’XP et en cas de victoire du groupe (le fait d’avoir réussi à aller jusqu’au bout de la map donc). La qualité de la caisse de butin dépendra d’ailleurs de plusieurs paramètres : le fait d’être en partie rapide (map sélectionnée aléatoirement) mais surtout d’avoir récupérer des objets spéciaux. Plus on aura récupérer de ces objets et plus la valeur de la caisse et des 4 loots la contenant sera importante.

Parmi ces objets, il y a 3 tomes à récupérer sur la map (souvent assez bien planquées), 2 grimoires (souvent difficiles à atteindre car nécessitant un peu de plateforme) et 2 dés placés aléatoirement. Les tomes et grimoires sont toujours placés au même endroit sur la carte et plusieurs sites et vidéos existent si vous avez la flemme de les chercher ;). C’est une petite déception d’ailleurs car une fois que l’on connait les positions de ces objets, il est alors plus facile de rusher la map. J’aurais personnellement préféré qu’ils soient placés aléatoirement sur la map de façon à inciter le groupe à constamment chercher et donc à risquer l’arrivée de hordes (elles arrivent toujours au bout d’un certain temps).

Cependant, on ne peut nier le fait que Fatshark a réussi son pari d’exposer le groupe à des dilemmes vis à vis de ces objets. Le fait de récupérer un tome occupe en effet automatiquement un emplacement de soin pour le joueur s’en équipant, ne lui permettant donc pas se soigner lui-même. Et pire, les grimoires, occupent non seulement un emplacement de potion de type buff (force, concentration…) mais surtout retire 1/3 de la vie de l’ensemble du groupe !! Je vous laisse imaginer le dilemme que le groupe rencontre lorsqu’il voit un 2ème grimoire mais qu’il sait qu’il a encore un boss à affronter… équiper le 2ème grimoire (et augmenter la qualité du butin en cas de victoire) mais risquer la défaite face au boss (et donc n’avoir aucun butin) ? Laisser tomber le 2ème grimoire et se contenter d’un butin moindre ? Mine de rien, il faut un peu réfléchir !

Le dilemme du tome… Ici, mon personnage est équipé d’une trousse de soin. Si je prends le tome, je n’aurais donc plus de quoi me soigner, sans compter que le groupe compte un mort…

Le “versus” en moins

Parmi les regrets, je vous exposais les quelques limites du système RPG proposé par le jeu. En soi, ce ne sont pas des défauts bien gênants, la phase de RPG étant située en dehors des parties à proprement parler. Ce qui est plus gênant je pense sur le long terme, c’est l’absence de PVP. Dans Left 4 Dead, c’est clairement le mode versus que j’ai poncé car il permet de se confronter à d’autres joueurs et donne une dimension beaucoup plus compétitive au jeu. Vermintide 2, bien que très difficile sur les niveaux de difficulté avancés, risque peut-être de me lasser à la longue car je crains qu’une fois le niveau d’équipement max atteint, les cartes connues dans tous les recoins, le PVE devienne presque trop prévisible et formaté. Je me prends alors à espérer que Fatshark développe un tel mode pour le jeu mais j’ai quand même un gros doute : le gameplay des spéciaux que l’on incarne dans Left4Dead était pensé pour du PVP à la base. C’est loin d’être le cas de ceux de Warhammer : vous imaginez contrôler un “gaz rat” qui ne peut neutraliser aucun des héros et se fait “one shot” par un DPS à distance ?

La dératisation sera longue

Cependant, la durée de vie promet facilement la centaine d’heures, grâce à des maps assez nombreuses (13 en tout) et surtout une difficulté très corsée comme je le disais qui oblige le groupe à maximiser son level et son stuff avant d’envisager d’affronter des difficultés plus hautes (4 niveaux de difficulté en tout). De plus, Fatshark a récemment communiqué sa roadmap, annonçant déjà 2 nouvelles maps d’ici début mai et le support des mods courant mai qui devrait permettre à la communauté de proposer encore davantage de contenu (et qui sait peut-être un mod versus ??).

Bref, un MUST en attendant Left 4 Dead 3, un jour… ou pas.

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