[Test] Écran 34’ Asus ROG Swift PG348

Ce test est un avis subjectif tout comme nos tests de jeux. Il ne s’agit en aucun cas d’un test technique, bien d’autres sites existent pour cela et le feront mieux que moi. Ce qui importe ici, c’est de vous retranscrire les émotions et le plaisir ressenti avec cet écran.

Test Asus ROG Swift PG348 : Présention

Un écran très haut de gamme

Voilà déjà 5 mois que je possède le moniteur 34’ Asus ROG PG348. C’est un pur écran « gamer » de part son design et ses performances comme nous allons le voir. Clairement positionné dans le haut de gamme des écrans PC, il n’est pas à la portée de toutes les bourses puisque son prix de vente est aux alentours de 1’050€ à l’heure où j’écris ces lignes…

Pour ma part, j’ai fait le choix de le prendre d’occasion et j’ai d’ailleurs eu la chance de pouvoir l’avoir sur Priceminister pour la modique somme de 650€ dans un état comme neuf avec l’emballage d’origine et la facture.

La taille de l’engin !

Ce qui surprend d’ailleurs dès le départ, c’est l’imposante taille du carton que je n’avais pas l’habitude de voir surtout pour des écrans PC. L’emballage protège heureusement très bien le moniteur avec une épaisse couche de polystyrène qui explique justifie aussi le volume important du carton.

L’installation se révèle très simple puisqu’il suffit de fixer le pied à l’aide de 2 vis et d’un système de “clipsation” solide au dos de l’écran.

Design “gamer” et 21/9

Le design, gris aux lignes futuristes, peut plus au moins plaire. En tous cas, on peut reconnaître à cet écran une certaine authenticité et du caractère. Pour ma part, j’adore son pied asymétrique et en aluminium brossé. Ses lignes courbées dû au fait que l’écran est légèrement incurvé et le logo Asus ROG qui vient s’afficher sur le bureau et au centre du pied m’ont également beaucoup séduits.

Et quelle taille ! 34 pouces, c’est 10 de plus que son mon précédent écran PC. C’est simple, on croirait avoir poser sa télé de salon sur son bureau. Et quelle largeur ! Il s’agit d’un écran au format 21/9 soit une largeur % plus importante que le classique 16/9 des télés et moniteurs. Vous vous demandez probablement l’intérêt d’une telle largeur, mais je vais y revenir.

G-sync et 100hz

Au niveau des branchements, il y a le choix entre du HDMI et DisplayPort. Les joueurs équipés de cartes graphiques Nvidia compatibles G-sync et souhaitant profiter du taux de rafraichissement de 100hz proposé par l’écran devront utiliser le DisplayPort. A noter que l’écran comprend également 4 ports USB 3.0  et des haut parleurs mais qui sont vraiment pour dépanner tant leur qualité est médiocre.

Le G-sync, c’est cette technologie très prisée des gamers permettant à l’écran de synchroniser constamment son taux de rafraîchissement avec le nombre d’images par seconde que la carte graphique peut envoyer sur un jeu. Cela permet d’améliorer la fluidité perçue dans le jeu mais aussi d’éviter les phénomènes de déchirements d’images qui apparaissent lorsque l’écran et la carte graphique ne sont pas synchronisés. Pour plus d’infos sur cette technologie vraiment utile, rendez-vous sur Les Numériques.

Le taux de rafraîchissement à 100hz signifie que l’écran peut afficher jusqu’à 100 images par seconde (fps). Les écrans classiques affichent en général 60 fps max. Je reviendrai plus tard sur ce taux afin de vous dire ce que j’en pense une fois en jeu.

Test Asus ROG Swift PG348 : 1er allumage

Résolution UWQHD : Windows en XXL

Une fois le tout branché, on allume enfin la bête et là… whaouuuh ! Le bureau Windows est ultra large. Je télécharge rapidement un nouveau fond d’écran car celui que j’avais n’était qu’en « Full HD ». Pour vous donner quelques chiffres, Full HD qui est une résolution courante utilisée sur les moniteurs PC équivaut à une résolution de 1920×1080 pixels. Cet écran est UWQHD pour Ultra Wide Quad HD, soit une résolution de 3440x1440p. C’est 2,4 fois plus de pixels donc. C’est moins que de la 4K mais on s’en rapproche.

Malgré la taille de l’écran donc, on ne distingue pas les pixels et ce même de près (je rappelle qu’on est sur un moniteur PC), ceci grâce à cette très haute définition. Une fois le fond d’écran changé avec une image UWQHD, le bureau Windows est juste magnifique (bon ça dépend de l’image après…).

Et là « Windows » prend tout son sens, on a largement assez de place pour afficher plusieurs fenêtres (désolé elle était facile). Par exemple on peut mettre aisément 2 fenêtres de navigateur web côte à côte ou encore une fenêtre avec Word et une autre avec Excel.

Réglages du menu

Avant de lancer le 1er jeu il faut veiller à bien avoir le fameux G-sync activé dans le panneau de contrôle Nvidia mais aussi avoir activé le 100hz via le menu de l’écran.  À propos de ce menu, celui-ci est un modèle d’ergonomie grâce à une ingénieuse molette placée derrière l’écran et avec laquelle on fait à peu près tout : navigation dans le menu et activation/désactivation des options. Les options sont nombreuses tant en terme de réglages d’image que d’ergonomie.

Retenons les principales options : le fameux 100hz donc, le niveau de luminosité du logo Asus ROG placé sous l’écran, divers pré-réglages selon le style de jeu (dont j’avoue ne pas avoir saisi l’intérêt) et surtout une option bien pratique de filtre anti lumière bleue.

Filtre anti lumière bleue

Ce réglage sur 5 niveaux allant de désactivé au filtre maximum consiste donc à filtrer la lumière bleue émise par le moniteur et dont on sait qu’elle est celle qui génère le plus de fatigue oculaire. Bien que dénaturant quelque peu l’image, je l’utilise pour ma part au niveau 2 qui est à mes « yeux » un bon compromis qualité d’image / fatigue visuelle. C’est simple, avec ce filtre, je ne ressens aucune gêne malgré de nombreuses heures passées sur l’ordinateur. C’est un vrai plus que le plupart des fabricants devrait incorporer en standard sur les écrans, par respect pour nos yeux !

Test Asus ROG Swift PG348 : en jeu

Format extra large et frags en extra

Place au jeu maintenant ! Alors disons-le simplement : je suis encore bluffé par le rendu et l’immersion qu’apportent cet écran. Tout d’abord la largeur de l’écran : on profite d’un champ de vision élargi ce qui donne à la fois un avantage dans certains jeux (les FPS notamment où l’on voit davantage les ennemis qui sont sur les côtés) mais aussi renforcent clairement notre impression d’y être.

Ensuite la résolution : je suis passé d’un full HD au UWQHD et j’ai franchement l’impression d’avoir gagné en lisibilité dans les jeux. Les objets apparaissent plus nets et plus détaillés et j’ai aussi l’impression de mieux voir les ennemis au loin. Dans PUBG notamment où la carte est très vaste, c’est un vrai plus et je trouve aussi que je vise mieux de loin grâce à ce niveau de détail. Pour autant, ne nous emballons pas, je ne suis pas encore un PGM parce que j’ai changé d’écran 😉

Le champ de vision dans les jeux est très large offrant de beaux panorama et un avantage certain dans les FPS

Fluide (mais votre carte graphique va chauffer !)

Ensuite la fluidité. G-sync fait comme d’habitude des merveilles où l’on arrive à garder une sensation de fluidité jusqu’à un minimum de 50 fps je dirais. Et dans les jeux où l’on arrive à atteindre les 100 fps (taux de rafraîchissement max), c’est le confort ultime. Venant d’un écran en 144hz, je dois dire que je ne vois pas vraiment de différence entre 100 et 144 fps d’ailleurs.

Le bémol, c’est qu’en jeu, la résolution demande beaucoup plus de ressources à la carte graphique. Et là je dois dire que j’ai dû faire certaines concessions sur la qualité graphique des jeux pour maintenir une fluidité optimale. Ayant actuellement une GeForce GTX 980, je pense que c’est vraiment le minimum pour profiter de cet écran avec des jeux récents comme PUBG ou Battlefield 1. Des jeux encore plus gourmands tels que Assassin’s Creed Origins ne tournent chez moi qu’aux alentours de 40 fps en élevé. Ça reste cependant tout à fait jouable (surtout avec G-sync).

Bonne colorimétrie et angles de vision ouverts

Tous ces jeux cités sont bluffants, surtout le dernier Assassin’s Creed en Égypte qui de base est un très beau jeu mais qui là est encore sublimé par la largeur de l’écran et le haut niveau de résolution. Les couleurs sont beaucoup plus éclatantes que sur mon précédent moniteur qui était de technologie TN, celle de l’Asus ROG étant de type IPS, réputé pour avoir une meilleure fidélité des couleurs.

Un point important aussi, c’est que grâce cette technologie IPS, les angles de vision sont très bons, avec une image qui garde toute sa superbe même lors que nous regardons les coins de l’écran (ce qui est important car comme nous sommes tout près de l’écran et que celui-ci est très grand, il est vraiment nécessaire que l’écran offre de bons angles de vision sans quoi l’image pourrait paraitre un peu plus fade sur les côtés !).

Le rendu de l’image est bluffant, Assassin’s Creed n’a jamais été aussi magnifique !

De l’incurvé utile !

D’ailleurs, un mot sur l’incurvation de l’écran qui reste assez légère. Je suis en général un peu dubitatif sur les écrans incurvés. Pour avoir testé sur des téléviseurs, je trouve que l’image parait déformé si l’on est pas pile poil devant l’écran. Heureusement dans une configuration de moniteur PC bureau, cela ne pose pas de souci puisque l’on est bien centré.

Et je comprends d’ailleurs mieux l’idée de l’incurvation dans ce type d’écran. En effet, de part sa taille imposante et le fait qu’on soit si proche de l’écran (20 à 30 cm), l’incurvé permet en fait à nos yeux d’être à la même distance que tous les points de l’écran (le centre et les extrémités gauche et droite). Cela permet selon moi de favoriser l’immersion puisque l’écran nous “encercle” mieux mais aussi justement de ne pas avoir d’effet de déformation. Voici un schéma pour mieux vous expliquer cette sensation :

Illustration des avantages de l’incurvé tirée du site LCD-compare.com

Où est mon 21/9 ?

Au rang des regrets et pour en revenir au jeu, un bémol quand même, c’est la non-comptabilité de certains jeux avec le format 21/9. Obligé donc sur ces jeux de se contenter d’une résolution en 16/9, signifiant alors la présence de bandes noires sur les côtés. Bien que la plupart des jeux récents proposent le 21/9, certains éditeurs l’interdisent volontairement dans les jeux apparemment pour des raisons d’équité entre les joueurs (le 21/9 offrant un champ de vision plus étendu comme on l’a vu ;)). Blizzard notamment ne permet pas l’affichage de jeux tels que Starcraft 2 ou Overwatch en 21/9. C’est super dommage pour le coup car dans Starcraft, on a droit à une résolution bâtarde en 1920×1440… Ça ressemble presque à du 4/3 avec des bandes noires absolument énormes 🙁

Starcraft 2 supporte mal les écrans UWQHD

Soyons clairs, il ne s’agit pas d’un défaut de l’écran à proprement parler hein. C’est plus aux éditeurs/développeurs de faire en sorte que cette résolution soit démocratisée dans les jeux (quite à la désactiver en compétition ?).

Test Asus ROG Swift PG348 : conclusion

Bref, vous l’aurez compris, je suis vraiment amoureux de cet écran. Résolument gamer par son design, sa compatibilité G-sync et son taux de rafraîchissement à 100 hz, il impressionne aussi par sa qualité d’image excellente procurée par une résolution UWQHQ, des angles de vision ouverts et des couleurs fidèles. Tout cela a un coût bien sûr et cet écran ne sera pas accessible au plus grand nombre. Mais le gamer passionné qui investit son temps et son argent au jeu PC et qui souhaite le meilleur saura vite le rentabiliser croyez-moi !

Ne me manque plus qu’une GeForce GTX 1080ti pour en profiter à 100%

Et si vous craquiez également ?

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4 commentaires sur “[Test] Écran 34’ Asus ROG Swift PG348

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